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2002 décembre — Rapport de la vérificatrice générale du Canada
Rapport de décembre 2002 — Chapitre 7
Annexe B — Programme RADARSAT — Un bref historique
Le concept d'un radar aérospatial à synthèse d'ouverture (SAR) est le point de mire du Programme canadien d'observation de la Terre et de télédétection depuis la remise en 1975 du rapport intitulé Satellites et souveraineté au Cabinet. En 1980, à la suite de premiers essais à l'aide de données de la NASA, le ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources (EMR) procédait aux premières études de conception technique et de faisabilité du satellite RADARSAT, lequel porterait un SAR de télédétection.
Le radar à synthèse d'ouverture est un puissant instrument hyperfréquence capable d'émettre et de recevoir des signaux à travers les nuages, le brouillard, la fumée ou l'obscurité et de réaliser des images de grande qualité de la Terre dans toutes les conditions climatiques.
En 1985, EMR proposait au Cabinet un programme de 770 millions de dollars auquel collaboreraient le Royaume-Uni et les États-Unis. Le Cabinet a alors demandé au ministre de l'Énergie, des Mines et des Ressources ainsi qu'au ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie de chercher à réduire le coût à supporter pour le gouvernement fédéral par l'obtention d'engagements financiers des provinces, du secteur privé et des partenaires internationaux. En mars 1988, le Royaume-Uni décidait de se retirer du programme. Le projet a été réaménagé et les coûts ont été ramenés à 541 millions de dollars de 1987 à 2000.
En mars 1989, un décret faisait relever le programme RADARSAT de la nouvelle Agence spatiale canadienne. En juin 1989, le ministre d'État chargé des Sciences et de la Technologie était autorisé à signer un protocole d'entente avec les organismes partenaires américains, le ministère de l'Énergie, des Mines et des Ressources, les provinces canadiennes et un organisme de commercialisation et de distribution du secteur privé.
En juin 1994, le Cabinet approuvait le Plan spatial à long terme II, qui faisait de l'observation de la Terre un volet principal du Programme spatial canadien. Le programme RADARSAT a introduit notre pays sur le marché des services d'observation de la Terre par la prestation de services opérationnels et commerciaux dans le monde entier. Le Plan spatial prévoyait que l'Agence veillerait à la permanence de ses services et encouragerait une participation financière croissante du secteur privé jusqu'à ce que cette activité soit entièrement privatisée.
Ces avantages commerciaux mis à part, le gouvernement portait un intérêt capital au bien public que représentait RADARSAT à cause de ses services de gestion des ressources, d'observation de l'environnement, de soutien de la souveraineté canadienne dans l'Arctique et d'aide à la politique étrangère et à la politique de défense dans le monde.
Lancé avec succès en novembre 1995, RADARSAT-1 entrait en exploitation commerciale en avril 1996. Sa durée utile devait être de cinq ans. On l'a prolongée de 2,5 ans jusqu'en septembre 2003. Il faut cependant s'attendre à ce que RADARSAT-2 ne soit pas lancé avant les premiers mois de 2004. En 2001, on a estimé à 678 millions de dollars le coût du projet RADARSAT-1 et à 87,5 millions de dollars les recettes tirées des ventes de données.
