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2001 octobre — Rapport de la commissaire à l'environnement et au développement durable

Rapport d'octobre 2001 — Chapitre 1 — Section 5

Étude de cas 1.5.2 — Gestion de certaines réserves nationales de faune dans le bassin

La région de l'Ontario avait, en 1999-2000, un budget total d'exploitation de 83 000 $ pour 10 réserves nationales de faune, et quatre équivalents temps plein pour s'occuper de la gestion de la faune et des habitats. Une telle restriction au chapitre de l'effectif ne permet pas de gérer les 10 réserves de façon uniforme. Celles de Long Point et de St. Clair sont les seules à disposer d'employés fédéraux sur place; les autres reçoivent une visite d'Environnement Canada environ une fois par mois. En revanche, en 1979, la réserve nationale de faune de Long Point comptait à elle seule trois gardiens à temps plein, deux gardiens à temps partiel, un biologiste, un technicien de l'habitat et 12 étudiants.

La région du Québec disposait en 1999-2000 d'un budget total d'exploitation de 102 000 $ pour huit réserves nationales de faune, et cinq employés à temps plein chargés de la gestion de la faune et des habitats. Au Québec, nous avons également observé qu'Environnement Canada n'a pas la capacité de gérer efficacement toutes ses réserves nationales de faune. Par exemple, la réserve nationale de faune du Lac Saint-François, qui est un site Ramsar, a un plan de gestion qui remonte à 1986 et aucun employé fédéral ne travaille sur le site.

Étant donné que les réserves nationales de faune ont pour mandat exclusif la protection de la faune et non les utilisations récréatives, il n'y a que peu de possibilité de générer des recettes. Certaines réserves, par exemple celle de Cap-Tourmente au Québec, ont réussi à combiner protection de la faune et activités qui donnent des recettes, telles que l'éducation du public et les programmes de vulgarisation.

Plus les réserves nationales de faune sont connues, plus elles reçoivent de visiteurs, d'où les pressions accrues sur leurs milieux déjà sensibles. De plus, le statut de site Ramsar ou de zone importante pour les oiseaux entraîne une augmentation de la demande du public pour un plus grand accès à ces sites et davantage d'information (notamment sur le respect des engagements du Canada pris en vertu des ententes internationales). Le gouvernement fédéral n'a cependant pas accru les ressources de ces réserves pour mieux répondre à ces demandes.