Déclarations aux comités de la Chambre des communes
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Déclarations aux comités des assemblées législatives des territoires
Ottawa, le 22 novembre 2005 — Dans son rapport déposé aujourd'hui à la Chambre des communes, la vérificatrice générale, Sheila Fraser, fait remarquer que les parlementaires et la population canadienne n'ont aucun moyen de juger de la fiabilité des résultats des sondages d'opinion publique commandés par les ministères et les organismes publics. Les rapports de tels résultats ne comportent pas suffisamment d'information sur la qualité des sondages.
« Lorsque le gouvernement utilise des sondages pour assurer la gestion des affaires publiques et faire rapport sur son rendement, il faut que les Canadiennes et les Canadiens ainsi que les parlementaires puissent avoir confiance dans les résultats de ces sondages, a signalé Mme Fraser. Nous avons constaté des lacunes quant à l'information communiquée au Parlement sur la qualité des sondages et les limites de leurs résultats. »
Les résultats des sondages sont souvent présentés dans les rapports ministériels sur le rendement. Ces rapports sont des documents clés qui servent à rendre les ministères comptables de leur gestion des fonds publics. La vérification nous a permis de constater que les sondages utilisés dans les rapports sur le rendement de 2003-2004 ne comportaient pas suffisamment d'information pour permettre au lecteur de juger de la fiabilité des résultats de ces sondages. La plupart des rapports finaux des sondages ne faisaient pas état non plus, de façon générale, de cette information. Or si la qualité des sondages est inconnue ou douteuse, le gouvernement risque de communiquer une information trompeuse et d'effectuer sa gestion en s'appuyant sur une telle information.
Même si chaque ministère ou organisme a la responsabilité d'assurer la qualité des sondages qu'il commande et qu'il finance, la Direction de la recherche sur l'opinion publique, qui relève de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, doit exercer un leadership, dans l'ensemble de l'administration publique fédérale, pour que les sondages d'opinion publique soient, de façon constante, de qualité supérieure. La vérification nous a permis de constater que la Direction ne s'acquittait pas de toutes ses responsabilités à cet égard. De plus, parce qu'elle n'a pas adapté les normes de l'industrie pour leur utilisation par le secteur public ni élaboré de repères, la Direction a raté une occasion importante de contribuer à la qualité des sondages.
« La Direction de la recherche sur l'opinion publique ne joue pas son rôle de leader à l'échelle gouvernementale, comme l'exige la politique du gouvernement visant à favoriser la réalisation de sondages d'opinion publique de qualité supérieure dans l'ensemble de l'administration publique », a souligné Mme Fraser.
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