De graves problèmes rendent les ressources végétales plus vulnérables aux plantes envahissantes, aux organismes nuisibles et aux maladies
Ottawa, le 5 février 2009 — La stratégie de l’Agence canadienne d’inspection des aliments visant à protéger le Canada contre les plantes étrangères envahissantes, les phytoravageurs (organismes causant des dommages aux plantes) et les maladies des plantes présente de graves problèmes, indique la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes.
« Le nombre d’importations est tel qu’il rend impossible l’inspection de tous les envois de produits végétaux », a souligné Mme Fraser. « Comme le nombre d’importations a plus que doublé au cours des sept dernières années, il est essentiel que l’Agence concentre ses efforts sur les risques les plus importants. »
Selon le rapport, les plantes étrangères envahissantes et les phytoravageurs représentent une menace à la fois pour l’environnement et l’économie. Une fois établis dans leur nouvel habitat, les plantes étrangères envahissantes et les phytoravageurs ont sur les écosystèmes indigènes des effets qui peuvent être considérables et sont souvent irréversibles. De plus, ils peuvent nuire aux secteurs agricole et forestier, qui produisent des biens d’une valeur annuelle d’environ 100 milliards de dollars.
La vérification a permis de constater que les enquêtes phytosanitaires de l’Agence sont presque exclusivement axées sur les envahisseurs connus, plutôt que sur la détection de nouvelles menaces avant qu’elles ne deviennent des urgences. De plus, l’Agence éprouve des difficultés à exécuter en temps voulu les évaluations des risques liés à la santé des plantes. Lors de la vérification, le nombre de demandes en retard était supérieur au nombre d’évaluations que l’Agence est habituellement capable de mener à bien en une année.
Le rapport indique que les normes visant les inspections d’importations de végétaux de l’Agence ne sont pas interprétées ni appliquées de façon uniforme dans l’ensemble du pays. Ainsi, certains inspecteurs considèrent que par « inspection à 67 % », on veut dire qu’il faut inspecter 67 % de chacun des envois; d’autres sont d’avis que cela signifie que 67 % de tous les envois au cours d’une année doivent être inspectés. Par ailleurs, des produits importés à risque élevé qui doivent être soumis à une « inspection à 100 % » sont parfois autorisés à être distribués sans être inspectés.
« Les constatations de notre vérification sont graves. L’Agence doit effectuer une évaluation complète de la façon dont elle traite les importations de végétaux dans le cadre de son Programme de protection des végétaux », a affirmé Mme Fraser.
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Le chapitre intitulé « Les ressources végétales du Canada : la gestion des risques » est affiché sur le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.
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