Des changements sont nécessaires pour améliorer l’efficacité de l’aide internationale
Ottawa, le 3 novembre 2009 — Les fréquents changements de priorités et d’orientations stratégiques, une direction incertaine et de faibles pratiques de gestion empêchent l’Agence canadienne de développement international de fournir une aide internationale efficace, indique la vérificatrice générale du Canada, Sheila Fraser, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes. La vérification a porté sur ce qu’a fait l’Agence pour donner suite aux engagements pris dans son Énoncé de politique en faveur d’une aide internationale plus efficace adopté en 2002.
La vérification a montré que sur le terrain, l’Agence travaille avec les autres donateurs pour appliquer les principes de l’efficacité de l’aide que la communauté internationale considère essentiels pour parvenir à un développement durable, fondé sur l’autonomie. Ces principes consistent notamment à harmoniser ses actions avec celles des autres donateurs et à aligner l’aide sur les besoins des pays bénéficiaires. Selon le rapport, les donateurs avec lesquels l’Agence travaille et les pays bénéficiaires tiennent le personnel de l’Agence sur le terrain en haute estime et apprécient son travail. Par contre, les formalités administratives longues et complexes requises pour faire approuver le financement d’un projet par l’administration centrale sont critiquées depuis longtemps, tant à l’interne qu’à l’externe.
La vérification a aussi montré que l’Agence n’est pas arrivée à réduire le nombre de ses priorités malgré son engagement de concentrer ses actions afin d’en amplifier l’effet. Son aide demeure dispersée entre de nombreux secteurs. Elle n’a pas beaucoup avancé non plus pour établir quelles sont ses forces par rapport à celles des autres donateurs, ni pour cerner l’expertise dont elle a besoin pour appuyer ses priorités. De plus, les documents de planification fondamentaux de l’Agence ont expiré pour les pays examinés. L’avenir des nouveaux plans était incertain au moment où la vérification s’est achevée. Aucun d’eux n’avait été approuvé ni diffusé au sein de l’Agence ou à l’extérieur.
« Les donateurs, les gouvernements des pays bénéficiaires et les agents des programmes comprennent mal l’orientation de l’Agence et son engagement à long terme », a ajouté Mme Fraser. « La nature du développement international est telle que celui-ci doit reposer sur des programmes stables et prévisibles. L’ACDI a besoin d’un plan d’ensemble pour progresser. »
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Le chapitre « L’amélioration de l’efficacité de l’aide — Agence canadienne de développement international » peut-être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.
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