L’approche du gouvernement en matière de protection de l’environnement est morcelée, déclare le commissaire
Ottawa, le 3 novembre 2009 — Le gouvernement fédéral ne peut affirmer que globalement, ses programmes contribuent à protéger les grands écosystèmes du pays, déclare le commissaire à l’environnement et au développement durable, Scott Vaughan, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes. Il souligne l’absence de ponts stratégiques entre les systèmes de surveillance environnementale et autres systèmes de collecte d’information du gouvernement.
« Tant que les programmes de collecte d’information ne seront pas imbriqués de façon à refléter l’évolution dans le temps de la qualité de l’environnement au Canada, nous sommes voués à des stratégies fragmentaires pour protéger l’environnement », a affirmé M. Vaughan.
M. Vaughan rapporte que certains programmes de surveillance de l’environnement et programmes scientifiques fonctionnent comme prévu, comme l’Inventaire canadien des gaz à effet de serre et la cote air santé. Cette cote, qui compte parmi les premières du genre au monde, illustre la valeur concrète du leadership fédéral dans le secteur de la recherche environnementale appliquée.
D’autres systèmes, cependant, sont incomplets, désuets ou inexistants. Ainsi, le gouvernement n’a pas de stratégie systématique qui lui permette de vérifier si les mesures d’atténuation exigées dans les rapports d’évaluation environnementale ont été mises en œuvre pour lutter contre la pollution ou protéger les habitats et les espèces qui sont menacés par des projets. Ce type de suivi prend toute son importance quand des projets multiples sont mis en œuvre à proximité les uns des autres ou quand l’intégrité écologique d’un milieu a peut-être déjà été compromise par des projets passés.
« Pour élaborer des politiques solides, il faut partir de décisions éclairées fondées sur de l’information fiable », a indiqué M. Vaughan. « Le gouvernement fédéral doit donc disposer de données scientifiques à jour et robustes. De plus, ces données doivent être présentées de façon à bien montrer l’évolution des dégradations environnementales et permettre d’axer les programmes sur les problèmes environnementaux les plus urgents. »
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Le chapitre « Le point de vue du commissaire » peut être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.
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