Les risques graves que posent les substances toxiques exigent une vigilance accrue

(Chapitre 2 — Les risques liés aux substances toxiques - Rapport d’automne 2009 du commissaire à l’environnement et au développement durable)

Ottawa, le 3 novembre 2009 — Environnement Canada et Santé Canada n’ont pas de méthode systématique pour évaluer de façon régulière les résultats des mesures qu’ils prennent pour gérer les risques associés aux substances toxiques, signale le commissaire à l’environnement et au développement durable, Scott Vaughan, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes. Par conséquent, le gouvernement ne sait pas, dans l’ensemble, si ces risques sont bien gérés et si les progrès réalisés pour protéger les Canadiens et l’environnement sont suffisants et opportuns.

« Le gouvernement doit absolument faire le point sur ses interventions et établir à quel point elles sont efficaces », a fait remarquer M. Vaughan. « Il doit aussi tenir compte de la recherche émergente et des résultats des programmes de surveillance pour protéger la santé humaine et l’environnement des risques liés aux substances toxiques. »

Le plomb et le mercure posent toujours des risques pour les Canadiens et l’environnement. La vérification a montré qu’il n’existe pas de stratégie concertée pour gérer les risques associés à ces deux substances qui reflète les objectifs du gouvernement en la matière, comment il prévoit les atteindre, et quand. Dans le cas du plomb, la recherche émergente indique que les niveaux d’exposition qui sont actuellement considérés comme sans danger pourraient en fait être déjà trop élevés, ce qui souligne à quel point il faut une stratégie d’ensemble pour gérer les risques.

Les substances examinées par la vérification sont présentes dans divers produits de consommation, dont les thermomètres (mercure), les jouets de plastique (DEHP), les décapants pour peinture (dichlorométhane), les batteries d’accumulateurs (plomb) et les composants électroniques (PBDE). Les étiquettes des produits de consommation avertissent les consommateurs des risques aigus liés aux substances toxiques, comme le danger d’empoisonnement. Par contre, il n’y a pas d’exigence équivalente au sujet des risques chroniques pour la santé, comme le cancer, qui peuvent résulter de l’utilisation prolongée des produits mentionnés ou d’autres produits de consommation.

« À l’heure actuelle, les étiquettes apposées sur les produits de consommation ne mentionnent pas tous les risques chroniques associés aux substances toxiques présentes dans certains produits d’usage courant », a dit M. Vaughan. « Comme les Canadiens ne sont pas pleinement informés des risques, il se peut qu’ils ne prennent pas toutes les précautions nécessaires pour se protéger. »

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Le chapitre « Les risques liés aux substances toxiques » peut être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.

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