La Défense nationale est lente à saisir les améliorations possibles

(Chapitre 5 — L’entretien et la réparation de l’équipement militaire — Défense nationale — Rapport d’automne 2011 du vérificateur général)

Ottawa, le 22 novembre 2011 — Le ministère de la Défense nationale a adopté de nouvelles stratégies pour les contrats d’entretien et de réparation de l’équipement militaire. Cependant, en raison de faiblesses dans l’exécution de ces stratégies, il a raté des occasions d’améliorer ses activités d’entretien et de réparation et de faire des économies, affirme le vérificateur général par intérim du Canada, John Wiersema, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes.

« Les nouvelles stratégies pourraient aider le Ministère à mieux gérer ses activités d’entretien et de réparation et à faire des économies », a déclaré M. Wiersema.

En 2009-2010, la Défense nationale a consacré plus de 2 milliards de dollars à l’entretien et la réparation de ses équipements, exclusion faite de la rémunération du personnel et des frais indirects — le Ministère ne fait pas le suivi du coût entier de ces activités. S’il disposait d’information adéquate sur les coûts totaux, il pourrait mieux déterminer, par exemple, s’il est plus rentable de confier l’entretien et la réparation d’une flotte donnée au secteur privé, et le moment où il devient plus rentable de remplacer une flotte plutôt que de continuer à l’entretenir.

La nouvelle stratégie pour l’équipement existant prévoit le regroupement de centaines de contrats d’entretien à court terme en quelques contrats à long terme. L’audit a révélé que l’exécution de cette approche a été lente et moins généralisée que prévu, par manque d’effort concerté et de suivi. En conséquence, la Défense nationale a manqué des occasions de profiter pleinement des avantages qu’aurait pu lui apporter la stratégie, notamment des réductions de coûts et une meilleure reddition de comptes de la part des fournisseurs.

La stratégie de passation de contrats pour le nouvel équipement de la Défense nationale prévoit l’attribution au même fournisseur du contrat d’acquisition et du contrat d’entretien à long terme. L’audit a montré que même si le Ministère sait que cette stratégie pourrait entraîner une perte d’expertise au sein des Forces et créer une dépendance à l’égard d’un seul fournisseur pour chaque flotte, il n’a pas pris des mesures suffisantes pour régler ces problèmes.

« J’invite la Défense nationale à prendre les mesures qui s’imposent pour aller de l’avant avec ces nouvelles stratégies », a déclaré M. Wiersema.

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Le chapitre « L’entretien et la réparation de l’équipement militaire — Défense nationale » peut être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.

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