Protéger l’environnement, c’est bon pour les affaires

(Le point de vue du commissaire — Rapport du printemps 2012 du commissaire à l’environnement et au développement durable)

Ottawa, 8 mai 2012 – Le débat des récentes années sur les emplois par rapport à l’environnement évolue en fonction de l’expérience des entreprises, indique le commissaire à l’environnement et au développement durable, Scott Vaughan, dans son rapport déposé aujourd’hui à la Chambre des communes.

« Il y a 20 ans, certains craignaient que lutter contre la pollution ou protéger les forêts briderait la croissance économique, paralyserait la productivité et étoufferait l’innovation », a déclaré M. Vaughan. « Or les entreprises trouvent des moyens innovateurs de réduire les coûts tout en atteignant les objectifs environnementaux. »

« Le Point de vue du commissaire » note que lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro il y a 20 ans, nombreux voyaient une rivalité entre croissance économique et protection de l’environnement. Cela s’est avéré faux. De nos jours, des entreprises ont trouvé des moyens efficaces et rentables de respecter les règlements sur l’environnement. Au Canada et ailleurs, beaucoup d’entreprises ont rentabilisé leur investissement dans des méthodes viables au plan écologique, et elles en sont à intégrer systématiquement la durabilité à leurs décisions d’affaires.

Le commissaire souligne que les erreurs passées associées à des pratiques environnementales qui laissent à désirer engendrent des risques pour la santé humaine et l’environnement ainsi qu’un fardeau financier pour les générations à venir. Par exemple, les milliers de sites contaminés fédéraux au Canada forment la plus grosse part du passif environnemental d’environ 7,7 milliards de dollars déclaré par le gouvernement.

« Tandis que de plus en plus d’entreprises intègrent la protection de l’environnement à leurs activités courantes, j’espère que nous saurons tirer les leçons du passé. Les sites contaminés sont un monument à une planification fautive, à des évaluations environnementales insuffisantes et à une réglementation faible », a déclaré M. Vaughan. « Ces sites sont un rappel coûteux du fait que ce sont les générations à venir qui doivent supporter les conséquences des erreurs que nous commettons aujourd’hui. »

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« Le point de vue du commissaire » peut être consulté dans le site Web du Bureau du vérificateur général du Canada.

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