Déclaration d’ouverture au comité sénatorial permanent des finances nationales

Le 31 janvier 2012

Michael Ferguson, FCA
Vérificateur général du Canada

Monsieur le Président, merci de me donner l’occasion de vous rencontrer aujourd’hui. Je suis accompagné de Jocelyne Therrien, qui dirige notre Direction de la liaison avec le Parlement. Je serai heureux de répondre à toutes les questions des honorables sénateurs et sénatrices. Mais d’abord, si vous me le permettez, j’aimerais partager quelques renseignements sur mon parcours personnel et sur la façon dont je compte m’acquitter de mon mandat. Je serai bref.

Comme certains d’entre vous le savent déjà, j’ai occupé pendant cinq ans le poste de contrôleur du Nouveau-Brunswick, avant de devenir sous-ministre des Finances de la province l’an passé. J’ai également été le vérificateur général de la province pendant cinq ans, soit de 2005 à 2010. Dans le cadre de ces fonctions, je relevais de l’Assemblée législative du Nouveau-Brunswick. J’exécute actuellement mon troisième mandat au sein du Conseil sur la comptabilité dans le secteur public, l’organisme qui établit les normes de comptabilité pour les gouvernements canadiens. J’ai également été le président de l’Institut des comptables agréés du Nouveau-Brunswick pendant un an.

Mon but est de poursuivre l’excellent travail de Madame Sheila Fraser, comme elle a su le faire après le mandat de Denis Desautels, dont la contribution à ce poste a, elle aussi, été exemplaire. Il existe une tradition d’excellence au Bureau, et je suis résolu à maintenir les normes élevées établies par ces deux fonctionnaires remarquables.

Au cours des deux mois qui se sont écoulés depuis mon entrée en fonction, j’ai appris à connaître les personnes qui travaillent au Bureau et je me suis familiarisé avec les audits en cours. J’apprends aussi à connaître certains des hauts fonctionnaires du gouvernement fédéral.

À court terme, mon plan est de maintenir le cap. Je ne prévois pas de changements majeurs. J’ai la chance de m’être joint à une organisation qui est réputée et qui, selon moi, semble très bien gérée. Je ne pense pas devoir apporter de changements importants au fonctionnement du Bureau.

Le Bureau a toujours su accomplir son mandat, qui est de fournir au Parlement de l’information recueillie au moyen d’un processus rigoureux et objectif afin de l’aider à tenir le gouvernement responsable des services qu’il offre à la population canadienne. Je vous assure aujourd’hui que nous maintiendrons cette intégrité afin que les parlementaires puissent continuer à se fier à nos travaux.

Mesdames les Sénatrices et Messieurs les Sénateurs, vous vous souvenez sans doute de la controverse entourant mes compétences linguistiques au moment de ma nomination. Je tiens à vous informer que j’ai commencé ma formation linguistique et qu’il s’agit d’un élément de mon emploi du temps quotidien que je m’efforce le plus possible de ne pas reporter.

C’est un programme très intensif et structuré. Je suis convaincu que ce dernier me permettra de faire de bons progrès. Je suis personnellement très engagé dans ce processus d’apprentissage, car je reconnais l’importance capitale d’être en mesure de travailler dans les deux langues officielles. J’ai également promis au personnel du Bureau que je m’engageais à préserver notre milieu de travail bilingue.

Pour terminer, Monsieur le Président, je tiens à ajouter que je compte maintenir des relations constructives avec les membres du Comité. Je vous invite à me faire part de vos commentaires et de vos conseils. Une partie du succès du Bureau du vérificateur général repose sur sa capacité de demeurer pertinent pour les parties intéressées du Bureau, et tout d’abord pour le Parlement qui est son premier client.

Le Bureau est doté d’une Direction de la liaison avec le Parlement qui est déterminée à faciliter la relation avec le Parlement. Je vous invite donc à communiquer avec nous si vous avez des questions dont vous souhaitez discuter.

Pour cette réunion, je n’ai pas examiné les rapports présentés par la vérificatrice générale précédente ou le vérificateur général par intérim. Si vous avez des questions précises sur les travaux qui ont été effectués par le passé, je reviendrai vous donner les réponses à une date ultérieure. Je serais maintenant heureux de répondre à toutes vos autres questions.

Je vous remercie, Monsieur le Président.